Oui, j’aime toujours autant faire des cartes, et j’ai hâte de partir, dans une dizaine de jours. L’itinéraire approximatif est le parcours classique de tous les touristes qui font cette région, on devrait voir de belles choses, des chameaux, des rats et des éléphants mais aucun serpent.

Et tant qu’à commencer le récit à l’avance, il faut que je raconte la formidable aventure des visas. L’ambassade d’Inde a confié la gestion du bordel à une agence par laquelle on est obligé de passer. L’avantage d’habiter Paris, c’est qu’on peut y aller directement, et économiser le cout d’un courrier et la frayeur de voir la poste égarer le précieux passeport. Avec le Chauve, nous sommes donc allés passer un week-end à Nantes, à l’issue duquel nos trois compagnons de voyage ont rempli la paperasse et nous ont laissé leurs passeports.
Le traitement du visa est assez étrange : il faut remplir le formulaire en ligne, l’imprimer et l’apporter sous quinzaine, moitié informatique, moitié papier. Tout le monde m’envoie le pdf généré par le site de l’agence mais forcément, tout le monde n’a pas de photo. C’est pas grave, ça partira par courrier le lendemain. Le Chauve et moi remplissons le formulaire une fois rentrés. C’est là que je vois que tout le monde a fait une erreur sur la manière d’écrire le numéro de téléphone (en 06 xx au lieu de +336), et que « quelqu’un » a rempli un cadre réservé aux demandeurs de visas d’un an. Bon, on ne peut pas nous reprocher d’avoir trop rempli un formulaire ? Je vérifie à la hotline surtaxée tenue par un indien au français plus qu’approximatif (comme pour toutes les hotlines, en fait), ça devrait passer quand même.

Le matin où je dois aller déposer les cinq demandes, je me réveille en sursaut, j’ai oublié de faire remplir un papier au Chauve, le truc spécial étranger (le Chauve n’est pas français, berk). Je relis le tout une dernière fois, cinq formulaires, quatre lettres de procuration et en vérifiant que j’ai tout sur le site, je tombe par hasard sur la check list de la parfaite demande de visa. Et là, hallucine un peu, on n’est pas du tout bon. Là où se trouve un cadre de la taille d’une photo d’identité avec écrit « photo », oui « photo »,  au singulier, il faut en fait coller deux photos d’identité. Arg. Je n’ai pas de photos en double pour tout le monde. Je panique un peu. Sans trop réfléchir, je décolle les photos, déchire à moitié le formaullaire au passage, et les fous sur ma super imprimante scanner premier prix. Une feuille de papier photo, et je fais deux photocopies couleur. Oui, deux, et pour tous le monde, comme ça, on ne verra pas la minable qualité de la photo, sans élément de comparaison. Il faut aussi des photocopies des passeports. Ça, c’est bon, je l’avais fait par sécurité. Et enfin, une photocopie de ma carte d’identité pour aller avec la procuration.

Ça commence mal. J’ai hésité à prendre le temps de tout faire proprement, mais je préfère tester, on verra bien. Pas sure que ça soit la meilleure idée, parce que redemander un visa refusé une première fois, ça veut dire repayer, aussi. Il est 8h15 quand j’arrive devant le batiment. Une grande queue devant le petit bureau du mec qui distribue les numéros et vérifie que les dossiers sont complets. Je poireaute. A 8h30, je vais m’assoir :  comme j’ai plus de quatre passeports, je dois passer avec les agences. J’ai inscrit mon nom sur une feuille volante et j’attends qu’on m’appelle. Sur le moment, j’ai pensé que c’était un bon plan, que ça irait plus vite. Vers 10h, quand tous les gens qui attendaient autour de moi sont déjà repartis, j’ai commencé à comprendre que non, c’est pas un bon plan. Puis des personnes arrivées à 10h passent, et je suis toujours sur ma chaise, à regarder les trois pubs qui passent en boucle, et à regretter de ne pas avoir pris l’archos ou un livre.

Je discute avec un monsieur dans la même situation qui commence à perdre patience. Je lui explique ma théorie : on passe au guichet agences, mais les agences passent avant nous, même s’ils déposent trente passeports et nous cinq. Effectivement, il vérifie : il y a une deuxième feuille, avec les agences, on ne passera que quand il n’y en aura plus. On aurait mieux fait de déposer nos demandes en deux fois. J’aurais pu faire quatre fois la queue au contoir « particuliers » le temps que je puisse enfin passer à celui des « agences ».

Vers midi et demi, ils m’appellent enfin. Les agences de voyage sont en pause déjeuner, sans doute. La femme qui me reçoit tique un peu sur les photos. Je me dis que 4h d’attente pour devoir revenir le lendemain, ça fait mal. Elle demande à son supérieur, selon lui ça passe. Elle vérifie les formulaires. Les erreurs ne la gènent pas, tant mieux. Mais j’apprends qu’il m’en coutera 30€ de plus pour un passeport étranger, soit 50€ de visa et 44€ de frais, sachant que le salaire moyen en inde est inférieur à 2€./jour.. Ils proposent de faire les photocopies et les photos sur place, vendent les guides, et offrent un service suivi de la demande par sms, à 1€50 (qu’on a sur le net), c’est un beau business… (et j’imagine que diffuser/afficher des pubs, doit être sympa, aussi)

Et en plus, ça prend plus longtemps pour les passeports étrangers ! Résultat, je suis allée les chercher en deux fois, mais c’est bon, on les a !

Derrière ce titre pourri, les premières photos de la séance d’hier.

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Jusqu’à présent, quand je commençais un article en disant « ce week-end, j’étais chez mes parents », vous saviez que des photos d’insectes allaient suivre. Forcément, c’est pas à Paris que je peux faire de la macro. Enfin, si, je pourrais aller dans les parcs. Mais je préfère la tranquillité du jardin familial, à l’abri des regards, où si j’ai envie de rester accroupie deux heures à chercher cette fichue mante regilieuse qui était là, je le sais, je l’ai vue, hé bien je peux.

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Hier après midi, avec Le Chauve, on a joué les touristes dans Paris. On fait de temps en temps des expos ou des balades, mais rarement avec l’appareil autour du cou et la bouteille d’eau à la main. La bouteille, c’était parce qu’il faisait très chaud. Et l’appareil, c’était juste pour faire une photo d’illustration pour un truc dont je parlerai peut-être plus tard mais dont on se fout pour le moment. Toujours est-il qu’en début d’après midi, on est parti à la découverte d’une curiosité. On n’a même pas eu à traverser Paris, non, juste à descendre la rue jusqu’à la Place de la Bastille. C’est la que démarre une ancienne voie de chemin de fer devenue la « Promenade Plantée », une balade de 4,5 kilomètres très agréable. Et du coup, j’en ai profité pour faire quelques photos, même si l’heure ne s’y prêtait pas.

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Le week-end était prévu depuis un mois, mais le départ a été plus que difficile. La vielle, j’avais fait 4h de plus en espérant que ça me permettrait de ne pas partir en retard le lendemain, mais bien sûr, ça a loupé. C’est ultra stressée que je suis partie, en courant, prendre le métro. J’ai retrouvé le Chauve sur le quai de la station d’arrivée. Nous avions un peu d’avance, mais pas autant que prévu, et, logiquement, on a passé un temps fou à chercher cette satanée gare routière. L’adresse ne correspondait à rien… On a fini par demander : c’était simple, mais mal indiqué, l’entrée se fait par le métro. On court, il ne reste que cinq minutes. On cherche le bon bus pendant quelques instants puis on se glisse dans la file. Devant nous, un couple doit annuler son voyage parce que le jeune homme a oublié sa carte d’identité. Impossible de monter à bord sans. On vérifie nos poches.

Le papier « à remettre au chauffeur » ne suffit pas, il faut un bout de carton. On court le chercher. Un seul t-shirt de rechange, je ne pensais pas que ça serait juste… On monte les derniers dans le bus. Il n’y avait finalement pas lieu de stresser, ils ne partent pas vraiment à l’heure. Toutes les places libres sont à côté de quelqu’un. Je demande à un quadragénaire s’il attend un ami, il me répond que oui. Je demande à un jeune homme, il accepte de changer de place pour que je puisse être à côté du Chauve. Le vieux n’attend plus personne quand il s’agit d’avoir à côté de lui un jeune garçon… Je déteste les gens qui arrivent en retard au ciné et font décaler la rangée pour être assis ensemble. Mais là, nous n’arrivons que le lendemain midi, je ne me voyais pas dormir sur quelqu’un que je ne connais pas.

Le bus part. Il est 19h, week-end de trois jours, ça veut dire bouchons. Vers 20h30, je pointe la fenêtre au Chauve « hé, mais c’est la BNF ? ». Nous mettrons plus de 2h à enfin commencer à rouler. Un vieux bizarre se fait engueuler par le co-chauffeur parce qu’il bouffe un kebab. Un peu plus tard, il fait prendre en train de fumer. Même avec des adultes, rien ne change : ceux qui veulent foutre la merde se cachent au fond. Je commence à me dire que la nuit va être longue. On avale les sandwichs préparés le matin sur une aire d’autoroute. Il est 22h30, on repart et les chauffeurs mettent un film : un truc de guerre en italien, sous-titré en portugais (mais on était trop loin pour lire). On s’endort sur un fond de mitraillettes et de musique militaire (vous savez, ces trucs mélodieux pas répétitifs..).

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J’ai testé le mode vidéo, sans prétention, quelques essais faits pendant le week-end (c’est juste un bête bout à bout des séquences dans l’ordre chronologique !).

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