Jusqu’à présent, quand je commençais un article en disant « ce week-end, j’étais chez mes parents », vous saviez que des photos d’insectes allaient suivre. Forcément, c’est pas à Paris que je peux faire de la macro. Enfin, si, je pourrais aller dans les parcs. Mais je préfère la tranquillité du jardin familial, à l’abri des regards, où si j’ai envie de rester accroupie deux heures à chercher cette fichue mante regilieuse qui était là, je le sais, je l’ai vue, hé bien je peux.

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Le week-end était prévu depuis un mois, mais le départ a été plus que difficile. La vielle, j’avais fait 4h de plus en espérant que ça me permettrait de ne pas partir en retard le lendemain, mais bien sûr, ça a loupé. C’est ultra stressée que je suis partie, en courant, prendre le métro. J’ai retrouvé le Chauve sur le quai de la station d’arrivée. Nous avions un peu d’avance, mais pas autant que prévu, et, logiquement, on a passé un temps fou à chercher cette satanée gare routière. L’adresse ne correspondait à rien… On a fini par demander : c’était simple, mais mal indiqué, l’entrée se fait par le métro. On court, il ne reste que cinq minutes. On cherche le bon bus pendant quelques instants puis on se glisse dans la file. Devant nous, un couple doit annuler son voyage parce que le jeune homme a oublié sa carte d’identité. Impossible de monter à bord sans. On vérifie nos poches.

Le papier « à remettre au chauffeur » ne suffit pas, il faut un bout de carton. On court le chercher. Un seul t-shirt de rechange, je ne pensais pas que ça serait juste… On monte les derniers dans le bus. Il n’y avait finalement pas lieu de stresser, ils ne partent pas vraiment à l’heure. Toutes les places libres sont à côté de quelqu’un. Je demande à un quadragénaire s’il attend un ami, il me répond que oui. Je demande à un jeune homme, il accepte de changer de place pour que je puisse être à côté du Chauve. Le vieux n’attend plus personne quand il s’agit d’avoir à côté de lui un jeune garçon… Je déteste les gens qui arrivent en retard au ciné et font décaler la rangée pour être assis ensemble. Mais là, nous n’arrivons que le lendemain midi, je ne me voyais pas dormir sur quelqu’un que je ne connais pas.

Le bus part. Il est 19h, week-end de trois jours, ça veut dire bouchons. Vers 20h30, je pointe la fenêtre au Chauve « hé, mais c’est la BNF ? ». Nous mettrons plus de 2h à enfin commencer à rouler. Un vieux bizarre se fait engueuler par le co-chauffeur parce qu’il bouffe un kebab. Un peu plus tard, il fait prendre en train de fumer. Même avec des adultes, rien ne change : ceux qui veulent foutre la merde se cachent au fond. Je commence à me dire que la nuit va être longue. On avale les sandwichs préparés le matin sur une aire d’autoroute. Il est 22h30, on repart et les chauffeurs mettent un film : un truc de guerre en italien, sous-titré en portugais (mais on était trop loin pour lire). On s’endort sur un fond de mitraillettes et de musique militaire (vous savez, ces trucs mélodieux pas répétitifs..).

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J’ai testé le mode vidéo, sans prétention, quelques essais faits pendant le week-end (c’est juste un bête bout à bout des séquences dans l’ordre chronologique !).

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Carnet de voyage fantasmé, le Vietnam du Nord au Sud tel que je l’aurais peut-être vu, si j’avais pu partir.
Trois semaines à la maison, un 450D, du papier mâché, du carton, de la récup, des flashs, beaucoup de photos, c’est comme si j’y étais. Presque.
Le tout en stop motion, une pincée de Photoshop, une autre d’After Effects. J’attends l’année prochaine pour voir si mes reconstitutions sont éloignées de la réalité. En attendant, je suis fatiguée.

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Quelques photos des coulisses dans la suite.

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Nous aurions passé la fin de cette semaine au centre du pays.

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